Un monument incontournable de Cahors et de la région
Chef d’œuvre emblématique de l’architecture médiévale
Située à la croisée de grandes voies de communication reliant l’océan Atlantique à la Méditerranée, le Massif central au Languedoc, la cité cadurcienne dispose d’une situation géographique favorable. Ce positionnement stratégique en fait une cité marchande, une des plus riches du Moyen Age.
L’édification du Pont VALENTRE débute en 1308. Sa construction, commandée par les consuls (édiles locales) répond à une volonté d’expansion urbaine et de développement des échanges commerciaux. Les travaux s’étendent sur plus de 75 ans, sans que l’on connaisse exactement sa date d’achèvement. Toutefois, selon les textes anciens, le pont est en usage vers 1385.
Sa forme en dos d’âne, peu prononcé en rive gauche et marquant un profond dénivelé en rive droite, atteste de l’adaptation de la construction à la nature même du terrain. D’une largeur de 6 m et d’une longueur de 172 m, dont 125 m environ au-dessus du LOT, construit en calcaire local, il se compose de 6 arches. Le contrôle et la défense sont assurés par les châtelés d’entrée et les trois tours culminent à plus de 40 mètres au-dessus du niveau de la rivière.
Son classement, sur la première liste des Monuments Historiques dressée en 1840, va permettre de lancer le premier grand chantier de restauration de l’édifice, à l’occasion de la mise en place du système d’adduction et de distribution d’eau potable utilisant le pont comme aqueduc. Ce chantier qui se déroule de 1879 à 1882, est confié à Paul Gout, architecte en chef des Monuments Historiques, ancien élève de Viollet-le-Duc.
En l’absence de certitude, quant à la fin du chantier, au fil des siècles, une légende fondée sur l’intervention du diable venu au secours de l’architecte, se propage. L’Architecte en Chef va immortaliser cette légende en faisant sculpter un petit diable au sommet de la tour centrale.
Le Pont VALENTRE est un des plus beaux ponts du Moyen Age, mais c’est aussi donc un « Pont du Diable » !
Devenu un emblème de la cité, il est inscrit depuis 1998 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO dans le cadre des Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France.
Le Chantier de Restauration
Une étude sanitaire exhaustive, confiée en 2019 à Frédéric Martorello, Architecte du Patrimoine, et Rémy Fromont, ACMH a permis de dresser un bilan sanitaire général et de proposer un programme pluriannuel de travaux.
Les travaux vont consister en la restauration des parties très dégradées ou lacunaires permettant de garantir un bon état de conservation de l’ensemble monumental dans le temps long, tout en préservant l’authenticité de l’ouvrage.